Quels sont les plus longs fleuves de France ?

Se jetant dans la mer ou dans l’océan, un fleuve peut disposer des tailles variées ainsi qu’un débit plus ou moins important. Ce dernier se réfère à l’écoulement de l’eau selon le temps. À l’inverse des eaux de la mer, celles du fleuve sont des eaux douces.

Cela explique le fait qu’elles n’y abritent pas les mêmes poissons. Pour un apport continu en eau, le fleuve est alimenté par des rivières. Celles-ci font partie du bassin du fleuve. En France, les fleuves s’écoulent dans la Manche, la mer du Nord, l’océan Pacifique, la mer Méditerranée et l’océan indien pour ceux se trouvant à la Réunion.

Ils s’étendent parfois sur des milliers de kilomètres, s’écoulant à travers des villes et des villages et offrent des paysages authentiques pour le pays. Ils sont agrémentés de vieux ponts, d’imposants châteaux surplombant la vallée ou des terrasses au bord de l’eau. De nombreux départements français ont des noms issus de ceux des rivières ou des fleuves qui les desservent. Dans notre dossier, retrouver le classement des plus longs fleuves de l’Hexagone.

Les rôles des fleuves

L’eau douce est considérée comme une ressource épuisable. En effet, elle n’est pas en abondance, contrairement aux idées reçues. Et malheureusement, bien que l’eau des océans profite de réservoirs plus importants, on ne peut pas l’utiliser. Plus précisément, l’eau utilisable ne correspond qu’à 3% du  volume d’eau sur terre. Elle se trouve, dans les nappes souterraines, les glaciers, les rivières et les fleuves.

L’eau des glaciers se trouve principalement aux pôles nord et sud. Elle n’est pourtant pas disponible à cause de la gelée. Pour ce qui est des nappes phréatiques, ces dernières sont polluées ou ne se renouvellent pas. Cela témoigne encore de la diminution d’eau douce sur laquelle l’homme peut compter. Mais il existe aujourd’hui des méthodes permettant d’enlever le sel de l’eau des océans dans un objectif de recyclage. Toutefois, cela n’est pas à la portée de tous et encore peu utilisé.

Outre la Loire et la Garonne qui servaient principalement pour la navigation et le commerce, la France dispose d’autres fleuves comme la Dordogne, la Meuse, la Somme ou la Charente. On transporte également des marchandises sur le Rhin, le Rhône et la Seine. Par ailleurs, l’homme tire profit des fleuves pour créer de l’énergie.

D’ailleurs, les fleuves de France bénéficient de nombreux barrages hydrauliques servant à la transformation des courants d’eau en électricité. Et au niveau des centrales nucléaires, les fleuves comme la Loire permettent le refroidissement de celles-ci. Enfin, ces cours d’eau font office de délimitation pour certains départements.

La Loire

Longue d’environ 1006 km, la Loire s’impose comme le plus long fleuve de France. Elle trouve sa source au sud-est du Massif central, sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc, dans l’Ardèche. L’embouchure du fleuve est localisée dans la Loire-Atlantique, dans l’ouest de la province des Pays de la Loire. Géométriquement, la Loire s’oriente sud-nord aux environs de Briare, dans le Loiret. Avec un bassin versant de plus de 115 000km², elle s’étale sur plus de 1/5 du territoire français.  

Encaissé et torrentueuse, la Loire coule en premier vers le nord depuis le Vorey en Haute-Loire pour tendre vers le nord-est. De là, elle suit de nouveau le nord à partir du lac-barrage de Grangent. Et à partir de Fleurs, dans la Loire, ses eaux coulent en direction du nord-nord-ouest. La pointe nord du fleuve se trouve à Orléans. Depuis cette localité, le fleuve glisse vers le sud-ouest pour atteindre Candes, dans le Indre-et-Loire.

Il dévale par la suite vers le nord-ouest jusqu’aux Pont-de-Cé, dans le Maine-et-Loire avant de prendre à nouveau la direction ouest. Ses eaux continuent jusqu’aux environs d’Ancenis, dans la Loire-Atlantique où elle poursuit en direction sud-ouest. Entre les villes de Nantes et Saint-Herblain, son cours tend vers l’ouest et descende progressivement jusqu’à Saint-Nazaire, vers le nord-ouest. L’ultime destination tend vers le sud-ouest, dans l’ouverture de son estuaire maritime.

Plusieurs bassins hydrologiques se succèdent constituant le cours de la Loire. D’abord, le sous bassin supérieure du département s’étend jusqu’au bec d’Allier à Cuffy. Ensuite, dans la basse Loire ou la Loire inférieure, le deuxième sous bassin s’étend du bec de Vienne à l’estuaire. En outre, puisque le fleuve dessert plusieurs régions tout au long de son cours.

Parmi ces dernières, on peut citer :

– La Loire bourguignonne, au Villerest, dans le bec d’allier;

– De Gien à Ingrandes, dans le Val de Loire;

– Montsoreau dans la Maine-et-Loire jusqu’à Nantes, en passant par le Massif armoricain jusqu’à l’agglomération angevine;

– L’estuaire de la Loire où se rencontre les eaux du fleuve et l’océan Atlantique.

Depuis les environs de Roanne, la Loire navigable s’étendait jusqu’au port de Nantes jusqu’au milieu du XIXe siècle. Il s’agit de la voie principale pour les transits des marchandises. Mais la donne a changé avec l’arrivée du chemin de fer assurant la liaison entre Paris et Saint-Nazaire, en passant par Angers et Le Mans. De nos jours, il est possible de naviguer depuis l’estuaire de la Loire jusqu’à Montsoreau.

Trois sources principales

C’est au sud-est du Massif central, dans le Viverais, au pied du mont Gerbier-de-Jonc, à environ 1404m d’altitude que la Loire prend sa source. Sous ce mont, une nappe phréatique entraîne la formation de multiples sources relativement voisines. Parmi celles-ci, trois alimentent considérablement le fleuve. Il s’agit de trois sources ayant chacune se spécificités :

– À l’ouest, au contact avec de la D378, la source authentique est reconnaissable par la présence d’un pavage circulaire sur lequel est inscrit « le Loire – Touring club de France ». Elle est située à environ 1 410m d’altitude;

– Au centre des trois sources, celle dite géographique, se jette dans un abreuvoir en pierre, dans une étable à vaches de ferme de la Loire. Elle est située à 1 408m d’altitude;

– La troisième source est la source véritable. Cette dernière se trouve à l’est et correspond à la source officielle mentionnée sous la ferme du Segnas. Elle se déverse dans un cadre naturel et sort du sol dans un pré, sous une lauze. Sur celle-ci, il est inscrit « ici commence ma course vers l’Océan ».

La source authentique et la source véritable présente une distance d’environ 1km. De par cette position, le fleuve n’est au départ que plusieurs filets d’eau formant des nombreux petits ruisseaux. Ceux-ci se rejoignant rapidement.

Le cours du fleuve en détail

Alors qu’elle n’était qu’un ruisseau de montagne présentant un débit rapide, la Loire a rencontré son premier affluent après un parcours d’environ 2,5km. Ce dernier est l’Aigue Nègre qui parcourait 4km. Le fleuve coule vers le sud-ouest sur les 10 premiers kilomètres avant de rencontrer d’autres affluents, dont la Semène et le Furan. Ces derniers profitent des excès de l’hydrographie dans le Velay. Ils se caractérisent par des flots rapides, des cours pentus et des dénivellements soudains de terrain.

Le fleuve se dirige, par la suite, vers le nord pour remonter l’est du Massif central avant d’atteindre le premier barrage, celui de La Palisse. Celle-ci appartient à l’aménagement hydroélectrique EDF de Montepezat. Il s’y trouve des conduits forcées et des barrages qui construits en 1950. Ces installations détournent une partie de l’eau du bassin de la Loire supérieure vers celui de la vallée du Rhône et de l’Ardèche.

La Loire continue son parcours en serpentant le long du talweg. Son cours est entrecoupé de fossés tectoniques, dont la plaine du Puy, la plaine du Roannais et celle du Forez. On peut également citer d’autres bassins plus petits comme celui de l’Emblavés et de Feurs.

Près de Saint-Just-Saint-Rambert, à environ 50km en aval de Retignac, le débit devient suffisant pour naviguer. Toutefois, la navigation est encore très dangereuse jusqu’à Roanne.

Sur les 280km qui suivent la confluence de l’Allier, la Loire ne rencontre que deux affluents : le Cosson et le Beuvron. Ensemble, ces derniers donne un débit moyen d’environ 15m4/s. On note, toutefois, des très petits débits offerts par des affluents moins importants comme le Nohain, la Cisse ou la Vauvise. Pour profiter d’autres affluents plus considérables, il faut passer Tours.

Le pont reliant Pouilly-sur-Loire au département du Cher se trouve à mi-distance entre la source et l’embouchure. C’est là que le fleuve commence à remblayer son lit en continuant vers le nord-est. Il reprend un parcours plein nord pour atteindre Cosne-Cours-sur-Loire où elle s’oriente vers l’ouest. À partir de Cosne, le remblaiement du lit est également accentué. 

La Loire entre dans son ultime sous bassin hydrologique à 40km l’ouest et en aval de Tours, depuis le bec de Vienne à Candes-Saint-Martin. Elle devient alors la basse Loire ou la Loire inférieure.

L’encadrement du parcours du fleuve alterne entre des étalements en bras multiples parsemés d’îles et des abrupts découpés dans les roches hercyniennes du Massif armoricain.

Les boires longent le cours de la Loire entre Angers et Nantes. Elles sont réputées pour être des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

La rive nord du fleuve constitue une zone industrielle d’importance nationale. Il s’y trouve des terminaux méthaniers, une raffinerie pétrolière et des usines chimiques. Cette zone s’étend de Donges jusqu’à Saint-Nazaire et les célèbres Chantiers de l’Atlantique.

L’estuaire de la Loire se trouve en Loire-Atlantique. Il est limité par la Pointe de Chémoulin l’ouest, par Saint-Nazaire au nord et le phare de la Pointe de Saint-Gildas au Sud. Il s’y trouve un îlot émergé, en face du port de Montoir-de-Bretagne. Il s’agit du Blanc de Bilho. L’estuaire abrite, par ailleurs les Chantiers de l’Atlantique. Ceux-ci sont connus pour la fabrication de paquebots transatlantiques et de croisière.

La Garonne

La Garonne est un fleuve français, mais qui puise sa source en Espagne. Elle parcourt environ 645km avant de se déverser dans l’océan Atlantique. Elle partage un estuaire commun avec la Dordogne et la Gironde. Le fleuve a donné son nom aux différents départements français dont la Haute-Garonne, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne.

D’amont en aval, la Garonne se divise en plusieurs parties. Depuis sa source dans les Pyrénées centrales espagnoles, il parcourt les montagnes en direction sud-nord. Il reprend son parcours de piémont vers l’ouest-est en longeant la chaîne centrale pour poursuivre dans les plaines en direction sud-ouest/nord-est.

Et ce, jusqu’à la confluence avec la ville de Toulouse et l’Ariège. De là, il reprend un second parcours de plaine vers le sud-est/nord-ouest pour arriver à Bordeaux où commence l’embouchure jusqu’au Golfe de Gascogne. S’orientant vers le nord, le fleuve entre sur le territoire français au Pont du Roy, dans la commune de Fos. De la France à l’embouchure, sa longueur est d’environ 522km.

La Garonne rencontre, par la suite, la Pique, des massifs de Luchon avant d’arroser le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges. À Montréjeau, elle reçoit la Neste et prend la direction nord-est en une large vallée pour franchir les Petites Pyrénées entre Martres-Tolosane et Saint-Martory, avant de recevoir le Salat descendu de Saint-Girons.

Pour atteindre Toulouse,  le fleuve passe par Muret et rencontre l’Ariège dans la commune de Portet-sur-Garonne. De Toulouse, il se dirige vers le nord-ouest pour se déverser dans l’Atlantique, à son embouchure en commun avec la Dordogne. Ils forment l’estuaire de la Gironde. 

Entre les territoires toulousain et bordelais, la Garonne traverse Agen avant de recevoir le Tarn et le Lot, ses principaux affluents. Ceux-ci sont issus du système hydrologique du Massif central.

La navigation du fleuve est possible de l’océan à Langon. Pour joindre cette commune située dans le Castets-en-Dorthe à Toulouse, un canal central a été, en effet, construit au XIXe siècle. Jusqu’à Casseuil, la marée se fait sentir, soit environ 12km en amont de Langon. On peut également constater des oscillations caractéristiques à La Réole, notamment quand le débit est relativement faible.

En outre, la Garonne est aménagée pour l’industrie hydroélectrique entre les Pyrénées et Toulouse. On peut, entre autres, noter la présence de deux centrales nucléaires récemment implantées sur ses rives. Ce sont la centrale nucléaire du Blayais et celle de Golfech.

La Garonne depuis Bordeaux

La Garonne s’étend largement sur le territoire bordelais. Elle est sous l’influence des marées. Un mascaret se forme à marée montante et remonte le fleuve. En période d’étiage, l’eau de la mer remonte à Bordeaux, notamment quand le mascaret s’observe jusqu’en amont de Cadillac pendant les grandes marées.

Le fleuve était autrefois un axe majeur de navigation et de transits commerciaux. De nos jours, les plus gros bateaux ne peuvent y naviguer que dans son estuaire, du Pont de Pierre à Bordeaux. Et jusqu’à Langon pour les grosses péniches. Le canal de la Garonne, quant à lui, est prisé par le tourisme fluvial.

Parmi les 3 bateaux réservés au transport des pièces, le Ville de Bordeaux on peut citer le « Ville de Bordeaux ». Les pièces, partant de l’A380 à Pauillac, sont transbordées, par la suite, sur une des 2 barges, le Breuil et le Brion. Ceux-ci remontent le fleuve jusqu’à Langon.

D’autres fleuves importants de France

  • La Seine

Ce fleuve parcourt environ 778km avant de se déverser dans la Manche, au niveau du Havre. Il prend sa source au niveau du plateau de Langres, entre la Haute Marne et la Côte d’Or. Traversant Paris, la Seine est marquée par de nombreux méandres. Toutefois, il est possible de naviguer jusqu’à Paris.

Une croisière sur la Seine permet de profiter de la beauté de nocturne de la capitale française sur un bateau. Les visiteurs réaliseront la promenade tout en appréciant leur dîner croisière sur ce fleuve. Au cours de l’escapade, ils admireront les monuments historiques de Paris sous différentes lumières. À noter que les péniches proposant cette activité offrent de grandes baies vitrées. Elles ne sont pas uniquement des restaurants, mais peuvent également être louées pour divers événements comme les anniversaires, les séminaires… Ces bateaux proposent une ambiance idéale pour accueillir des événements.

  • Le Rhin

Servant de frontière naturelle entre l’Hexagone et l’Allemagne, et entre l’Allemagne et la Suisse, le Rhin profite du statut de fleuve d’Europe. Sa source est située en Suisse et va se jeter dans la Mer du Nord. Ce fleuve traverse et longe 6 pays, dont le Suisse, l’Autriche, le Liechtenstein, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Il parcourt plus de 1300km. Grâce à sa situation géographique, le Rhin a un rôle économique  permettant de nombreux échanges, de Bâle à Rotterdam.

Le Rhin propose aux visiteurs de réaliser un voyage féérique. L’escapade sera sous le thème de romance et de culture. Il faut noter que le fleuve propose son lot de surprises à chaque saison. En été, on peut flâner dans les champs de vignes. En hiver, les châteaux allemands se prêtent parfaitement aux visites. Cette saison permet de découvrir une ambiance authentique et magique des marchés de Noel alsaciens, mais aussi allemands.

De nombreuses agences proposent de larges formules pour des croisières sur le Rhin. Certains spécialistes de croisières francophones offrent de nombreux départs depuis Strasbourg.

À chaque saison son lot de surprise lors d’une croisière sur le Rhin : En été, vous aurez la chance de flâner dans les vignobles et visiter les châteaux allemands et en hiver, vous pourrez découvrir l’ambiance atypique et magique des marchés de Noël allemands et alsaciens.

  • Le Rhône

S’imposant comme étant le plus puissant fleuve de France, le Rhône tire se source en Suisse, comme le Rhin. Il parcourt environ 810km avant de se jeter dans la mer Méditerranée, à proximité de Marseille. Le fleuve est alimenté par de nombreux affluents et les glaciers des Alpes.

Pour une découverte authentique, vous pouvez faire la traversée du Rhône en bateau. Cette aventure vous permettra de voir un bon aperçu de la région à travers 300km de parcours. Elle vous emmènera à la découverte de la culture viticole et historique. Il faut savoir que la vallée du Rhône abrite le second plus grand vignoble de France.

Il est même possible de faire des dégustations des meilleurs vins de la région, des vins produits sur les rives du fleuve. En descendant le fleuve au départ de Lyon, les visiteurs verront petit à petit ses étendues. Lors de l’escapade, on prend tout son temps pour admirer un paysage contrasté. On profite également d’une expérience gastronomique grâce à la découverte d’une culture culinaire typique.

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