Quels sont les plus hauts sommets du monde ?

Donner une définition précise du sommet d’une montagne n’est pas tout à fait évident. Concrètement, comparer plusieurs pics de différentes montagnes est une question de convention. Si l’altitude d’un sommet a été souvent mesurée par rapport au niveau de la mer, qu’en est-il des montagnes éloignées de l’océan ? Et pour un même sommet, différentes sources peuvent présentées plusieurs altitudes.

Toutefois, une technique permet de mesurer autrement la hauteur d’une montagne. Il s’agit de la différence d’altitude entre son pied et son sommet.  Cependant, il convient de noter qu’il n’existe pas encore une définition précise de la base d’un mont. N’empêche que des sommets tels que le Kilimandjaro, le Denali et le Nanga se placent parmi les candidats au titre de plus haute montagne du monde avec cette méthode. Mais le sommet du Mauna Kea s’impose comme étant le plus élevé si on part d’une autre technique, celle consistant à considérer le plancher du Pacifique. Avant de vous dévoiler notre top des plus hauts sommets du monde, découvrez les fameux 7 sommets.

Quels sont les 7 sommets ?

 Les 7 sommets se réfèrent aux montagnes les plus élevées de chacun des 7 continents. Partir à l’assaut de ces pics constitue un véritable défi de l’alpinisme. Toutefois, la problématique de frontières continentales a donné principalement lieu à 2 listes de ses sommets.

La première étant établit par l’Américain Richard Bass. Elle comporte l’Everest pour l’Asie, l’Aconcagua en Amérique du Sud, le Kilimandjaro en Afrique, le mont Kosciuszko en Australie, l’Elbrouz en Europe et le massif Vinson en Antarctique.

À noter que l’Américain lui-même avait pu atteint le sommet de l’Everest le 30 avril 1985. La deuxième liste a été établit par un Italien du nom de Reinhold Messner. Elle remplace le mont Kosciuszko par le Puncak Jaya, en Nouvelle Guinée. 

Le plus haut sommet de l’Océanie et de l’Europe selon la liste de Bass et Messner

Si le mont Kosciuszko s’impose comme le pic le plus élevé de l’Australie, il est devancé par le mont Cook, le point culminant de la Nouvelle-Zélande. Au sens large, le sommet le plus haut de l’Océanie est le Puncak Jaya, culminant à 4 884m d’altitude.

Celui-ci se trouve dans la province de Papouaise en Indonésie, sur l’île de la Nouvelle-Guinée. Ce mont est aussi connu sous l’appellation de « Pyramide Carstensz ». Dans la même contrée, d’autres sources indiquent le mont Wilhhelm (4 509m) comme étant le plus haut sommet de l’Océanie. Néanmoins, ce dernier n’est cité dans aucune liste, et notamment de celle des 7 sommets reconnus formellement.

En Europe, l’Elbrouz, le plus haut sommet culmine à plus de 5 640m d’altitude. Il s’agit de l’Elbrouz, dans le Caucase. Il a été élu, depuis l’intégration du Grand Caucase dans les frontières européennes. Toutefois, d’un point de vue orographique, c’est le mont Blanc, culminant à 4 809m d’altitude, qui s’affiche parfois comme le point culminant du continent.

La liste établit par Bass, aussi dite « liste Kosciuszko » présente le mont Kosciuszko comme étant le sommet le plus élevé d’Australie. L’autre liste proposée par Reinhild Messner, aussi dite ‘liste Cartensz », remplace le mont Kosciuszko choisi par Bass, par le Puncak Jaya. Dans tous les cas, aucune des deux listes n’inclue le mont Blanc.

Techniquement, il est plus facile de faire l’ascension du mont Kosciuszko que d’atteindre le Puncak Jaya. Partir à l’assaut de ce dernier relève, en effet, d’une vraie expédition.  C’est aussi pour cette raison de que ce choix est défendu. 

L’Everest en Asie

À la frontière entre le Népal et la Chine, dans la chaîne de l’Himalaya, le mont Everest est peut se vante d’être le plus haut sommet du monde avec ses 8 848m d’altitude. Il a été élu comme étant la plus haute montagne du monde au-dessus du niveau de la mer. Dès les années 1920, celle-ci n’a pas manqué d’attirer l’attention des alpinistes cherchant un grand défi. Depuis le nord, plusieurs expéditions britanniques se sont succédé.

L’ascension n’est pas, toutefois, sans risque. On peut y être confronté à des conditions climatiques extrêmes. Cette montagne a, d’ailleurs, vu de nombreuses victimes, dont George Mallory et Andrew Irvine en 1924.  Mais en 1950, un accès depuis le sud a été ouvert, offrant des possibilités d’ascension par l’arête sud-est qui est moins périlleuse. En 1953, les alpinistes Edmund Hillary et Tensing Norgay ont réussi le défi.

Dès lors, plusieurs passionnés ont vaincu ce mont. Malheureusement, la montagne a vu une série d’accidents mortels en 1996, rappelant justement sa dangerosité. Jusqu’à nos jours, on ne compte pas moins de 200 victimes. Au total, la montagne a été grimpée par plus de 14 000 alpinistes depuis 1921. Plus de 4 000 d’entre eux ont réussi l’ascension. 

L’Aconcagua en Amérique du sud

Surnommé le Colosse de l’Amérique, l’Aconcagua est le point culminant de la cordillère des Andes. Il est situé à 13 km de la frontière Chilienne en Argentine. S’élevant à plus de 6 960m d’altitude, ce mont est surplombé  par un immense parc provincial abritant et des espèces animales typiques de la cordillère.

On y trouve le condor des Andes et le guanaco. La végétation y profite d’un climat aride et une couverture neigeuse ténue. L’ascension de ce mont ne doit pas présenter de grandes difficultés pour les personnes acclimatées à l’altitude. Il convient de noter qu’on peut y être confronté à des phénomènes de vents violents.

Le mont Denali en Amérique du nord

En Amérique du nord, le mont Denali est le plus haut sommet. Il est idéalement situé au centre de l’Alaska et culmine à 6 190m d’altitude. Il s’agit également d’une des ascensions les plus difficiles au monde de part, d’abord son altitude et sa situation en arctique, mais aussi par son climat extrême. Toutefois, la montagne a été vaincue par l’homme pour la première fois en 1917. À noter qu’elle fait partie du parc national de Denali.

Le Kilimandjaro en Tanzanie, Afrique

Ce mont, constitué de 3 volcans éteints, est situé au nord-est de la Tanzanie. Le premier volcan est nommé Shira, à l’ouest. Il culmine à plus de 3 960m d’altitude. Le second, appelé Mawenzi, à l’est, est haut d’environ 5 150m. Et enfin, le Kibo, situé entre les deux autres, s’élève à plus de 5 895m. Son pic, nommé Uhuru s’impose comme étant le plus haut sommet de l’Afrique.

Le Kilimandjaro est aussi célèbre pour sa calotte glaciaire en phase de retrait. Cette activité est accélérée depuis le début du XXe siècle. Ce phénomène est entraîné par la baisse des précipitations neigeuses. On peut également montrer du doigt la déforestation qui constitue un facteur majeur.

On constate que la ceinture forestière se resserre de plus en plus, et ce, malgré, la création du parc national en 973. Effectivement, les pasteurs masaï occupe la montagne, au nord et à l’ouest. Ces derniers ont besoins de prairies d’altitude pour leurs troupeaux. Et au sud et à l’est, les cultivateurs ne cessent d’étendre leurs parcelles sur les piémonts.

La découverte contemporaine du Kilimandjaro a été réalisée par Johannes Rebmann en 1848. Depuis, ce mont n’a cessé d’éveiller l’intérêt de grands alpinistes, dont Ludwig Purtscheller et Hans Meyer. Ceux-ci ont parvenu à atteindre le sommet en 1889. En outre, la montagne a avait fait l’objet d’une dispute entre catholiques et protestants. Mais après plusieurs années de colonisation allemande, ensuite britannique, elle a trouvé son identité nationale avec comme point d’orgue l’indépendance du Tanganyika.

Depuis, ce mont emblématique est cité ou représenté dans les arts. Il s’affiche sur de nombreux produits commerciaux. Les randonneurs s’y pressent pour partir à son assaut, tout en profite de sa biodiversité exceptionnelle.

L’Elbrouz en Europe

C’est dans le nord de Caucase, dans le territoire russe, que se trouve le plus haut sommet de l’Europe. Il s’agit du mont Elbrouz qui est haut que le mont Blanc avec environ 5 645m d’altitude. C’est un volcan qui a subi des éruptions jusqu’au début de notre ère. Les légendes racontent que Prométhée y était enchaîné pour avoir donné le feu aux hommes. Le mont se caractérise ses nombreux glaciers qui le recouvrent.

Son ascension est techniquement facile. On bénéficie également de moyens mécaniques sur le sentier principal. Toutefois, les conditions climatiques y sont changeantes, et peuvent être très rigoureuses. L’atteinte de son pic est une véritable conquête. Sa première ascension remonte en 1874. Il a également déjà fait de nombreux morts. 

Le massif Vinson dans l’Antarctique

Le plus haut sommet de l’Antarctique est le massif Vinson. Il culmine à 4892m d’altitude. Cette montagne a été découverte en 1958 lors d’un survol aérien. Il a été gravi pour la première fois en 1966 par Nicholas Clinch et  3 autres passionnés. Environ 1 100 personnes ont réussi à l’atteindre depuis.

Le Puncak Jaya, en Océanie

Également appelé Pyramide Carstensz, le Puncak Jaya est considérée comme étant le plus haut sommet de l’Océanie. Il est situé sur l’île de Nouvelle-Guinée, en Indonésie, dans la région de Papouasie. S’inscrivant dans la catégorie des 7 sommets, cette montagne culmine à plus de 4 880m d’altitude.

Elle place la Nouvelle-Guinée au premier rang dans les 3 classements des îles par altitude. Sa découverte remonte à 1623 par le Néerlandais Jan Carstenszoon. Le mont n’est gravé qu’en 1962, à cause de son accès très difficile. Toutefois, sa réputation d’être parmi les 7 sommets ne manque pas d’attirer les alpinistes souhaitant prendre d’assaut les points culminants des 7 continents.

Il faut noter que le Puncak Jaya ainsi que les montagnes voisines sont parmi les rares endroits présentant des glaciers sous des latitudes équatoriales. Le glacier Carstensz s’étend sur la face orientale du Puncak. En outre, le sommet fait partie intégrante du parc national de Lorentz. Il est localisé près de la mine de Grasberg, un des plus grands gisements de cuivre et d’or au monde.

Les sommets de plus de 8 000m les plus gravis

On compte au total 14 sommets de 8000m et plus dans le monde. Ils ont été tous gravis, pour la plupart, dès 1950. Le premier à être gravi est l’Annapurna, quelques années avant la première conquête de l’Everest. Certains sont encore très prisés par les alpinistes, quand d’autres deviens incontournables pour ceux qui collectionnent les hauts sommets.

– Culminant à environ 8 848m, le mont Everest se trouve à la première place des hauts sommets les plus prisés. Selon une source, 10 000 alpinistes ont attient le pic de ce mont depuis 1953. Chaque printemps, il accueille des centaines de grimpeurs avec un record de presque 900 en 2019. Entre les années 1953 et 1973, plus de 30 alpinistes ont été arrivés au sommet. Et sur les 10 000 grimpeurs ayant fait l’expérience, seuls 2% ont réussi sans  oxygène.

Plus de 8 180m d’altitude, ce sommet constitue pourtant l’un des 8 000m les plus accessibles. Il s’impose une destination privilégiée des alpinistes désireux de tenter un premier 8 000. Au total, en compte environ 3 000 alpinistes ayant réussi la montée. La première ascension était en 1954. Environ 40% des grimpeurs ont réalisé l’exploit avec de l’oxygène. S’il existe d’autres choix pour l’itinéraire, la majorité des grimpeurs emprunte la voie normale.

– Au Népal, le Manaslu est un autre sommet qui fait de nombreux adeptes. Avec ses 8 160m d’altitude, il ne manque pas d’attirer les alpinistes en quête de nouvelle expérience. Depuis 1956, le mont a vu environ 2 000 grimpeurs ayant foulé son sommet. Il est particulièrement prisé à l’automne. Bien que altitude y est plus basse que celle de l’Everest et que l’itinéraire plus court, près de 60% des grimpeurs prévoient de l’oxygène supplémentaire. Il faut noter qu’aucun alpiniste n’avait réussi le défi entre 1956 et 1971.

– Le Pakistan dispose d’un sommet de plus de 8 000m d’altitude. Il s’agit du Gasherbrum II, culminant à 8 035m. Depuis sa première ascension en 1956, le mont a été gravi par près d’un millier d’alpinistes. Bien qu’il n’y ait pas de précisions sur les statistiques, ce que l’on appelait le K4 constitue l’un des monts de plus de 8 000m les plus prisés.

– Le Népal est une destination alpine très prisée de par la variété de ses paysages montagnards. Si l’Everest et le Manaslu sont des monts incontournables, le Lhotse n’est en pas moins. Ce dernier a été gravi par près de 900 alpinistes depuis 1956. Il dispose d’une voie normale partagée avec l’itinéraire de l’Everest. 

Partir à l’assaut du mont Everest

Nombreux sont les passionnés d’alpinisme qui souhaitent atteindre le plus haut sommet de chaque continent. Si plusieurs ont réussi le défi, d’autres sont encore sur le projet. Parmi les alpinistes ayant réussi dans cette grande aventure, on peut citer le Français François-Guy Thivierge ainsi que les Québécois Bernard Voyern Jason et Brunon Rodi. Et aujourd’hui encore, le toit du monde attire de plus en plus d’alpinistes venus des 4 coins du monde.

L’ascension du mont Everest est marquée par des conditions climatiques rigoureuses. Les températures descendent au sommet. Elles sont situées entre -30 à -40°C en-dessous. La sensation de froid peut être très importante. Pour ce qui est du taux d’oxygène, ce dernier est inférieur de 25% par rapport à celui du niveau de la mer.

Et le site présente encore plus de danger lorsque la neige s’entasse en poudreuse à cause des vents violents. Au-dessous de 7 500m, la zone est plus froide en février avec une température moyenne de 27°C. Celle-ci est en moyenne de -20°C en août.

À seulement 3 000m du pic se trouve le camp de base de la côte tibétain. C’est le lieu du bivouac des alpinistes réalisant leur acclimatement avant la montée. Plusieurs cahutes ainsi qu’un bureau de poste sont installés sur place. Il faut noter que le mont Everest est situé au cœur d’une vallée glaciaire, à environ 20 km au sud d’une plaine gravillonneuse. Hormis quelques blocs de roche et des petites mares jalonnant le sol, ce dernier est généralement gris et uniforme. Toutefois, l’ensemble constitue d’imposantes montagnes avec des pics enneigés qui émerveillent les visiteurs.

Afin de pouvoir profiter pleinement de l’aventure, mais aussi de la réaliser dans les meilleures conditions, il convient de connaître la meilleure période pour l’ascension. Ainsi, le début du mois de mai est à privilégier. Cette période précède la saison de la mousson.

Elle est généralement marquée par un peu de pluie et un temps moins froid. Jusqu’au mois d’octobre, le mot Everest affiche des meilleures conditions pour son ascension. En outre, de mi-octobre à novembre, le temps est également clair et sec, idéal pour profiter de belles vues dégagées du pic. Et enfin, si vous êtes un amateur de photographes, le mois d’avril vous permettra de photographier le pic lorsqu’il est couvert d’un voile de nuages.

Pour se rendre au mot Everest au départ de Lhassa, on emprunte un bus ou le train (plus rapide) pour rejoindre Shigatse. De là, vous pouvez prendre un véhicule privé pour vous emmener à destination, le camp de base. Pour le trajet, comptez environ 12 heures.

Vous passerez par Dingri et pourrez faire une halte au monastère Rongbuk. Il s’agit du plus haut édifice religieux au monde. Si vous choisissez de passer par une agence, vous aurez la possibilité de réserver directement des circuits sur mesure. Pour grimper l’Everest dans les bonnes conditions, il faut une bonne préparation physique. Ainsi, la personne doit être sportive.

Autrement dit, celle-ci est déjà un habitué du sport quotidien. Elle doit également être un amateur de randonnée, notamment avec un sac à dos lourd. Il faut savoir qu’on ne sait pas comment le corps réagira avec la hauteur. Avant de défier l’Everest, il est donc judicieux de commencer progressivement, en s’attaquant d’abord à des sommets plus accessibles.

Entre autres, vous pouvez privilégier le plus haut pic du Maroc, le Toukbal qui culmine à 4 167m d’altitude. Essayez en hiver et en été jusqu’à ce que la montée devienne aisée pour vous. Après cette première expérience, vous pouvez tenter de gravier l’Elbrouz, l’Aconcagua et le Denali pour un circuit plus exigeant. Il faut noter que l’Everest est un bel endroit, mais aussi un des plus dangereux.

Les risques augmentent au fur et à mesure de la montée. Il est donc recommandé de commencer graduellement pour améliorer le physique, mais aussi le mental. En effet, une personne s’apprêtant à gravir l’Everest doit être forte mentalement. Outre les conditions extrêmes durant environ 2 mois, on doit y supporter la solitude. Si possible, adonnez-vous à des cours de yoga ou de méditation avant de partir pour cette aventure. Cela vous permettra de voir les bons côtés des choses et de ne pas gaspiller votre énergie inutilement.

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